Dans le monde du football, rien n'est anodin sur les réseaux sociaux, et Twitter et Instagram y jouent un rôle déterminant. Rabiot l'a encore appris à ses dépens. Retour sur 11 utilisations  des réseaux sociaux pour les influenceurs les mieux payés du monde.

1- Mettre la pression sur ses coéquipiers

C'est probablement le tweet le plus emblématique de l'histoire du football. En publiant "Se Queda", Pique sait que Neymar est sur le point de partir au PSG, mais espère que son influence sera suffisante pour convaincre son ami de rester à Barcelone. Échec cuisant, et les moqueries à l'encontre de l'international espagnol continuent à ce jour.

2- Provoquer ses supporters ou sa direction

Le joueur du Paris Saint Germain est un grand utilisateur des réseaux sociaux, qu'il alimente quasi quotidiennement, et n'hésite pas à interagir avec sa communauté. Mais il a le like facile, au grand dam de ses supporters. En aimant deux publications sur deux grands rivaux du Paris-Saint-Germain, celui-ci s'est mis à dos une grande partie des supporters les plus fervents.

Il n'est pas le seul: il y a quelques semaines, Mauro Icardi a fait scandale en "likant" une publication d'un joueur de la Juventus. Comme Meunier, il s'agit sans doute d'une stratégie pour faire passer des messages auprès de leurs clubs, les deux joueurs étant peu satisfaits de leur situation dans leurs clubs respectifs.

Adrien Rabiot est l'exemple parfait du joueur insatisfait qui utilise les réseaux sociaux comme exutoire contre son club: mis à l'écart par le PSG, il passe son temps à provoquer sa direction, en likant des publications de clubs adverses, ou en faisant ce genre de commentaires sur Instagram.

3- Faire des gaffes

L'ancien joueur international français est omniprésent sur Instagram. Celui-ci n'a pas de filtre et se laisse aller régulièrement à des débordements, comme lorsque dans un live sur Snapchat, il a proféré des insultes homophobes: "Paris, vous êtes des pédés… Ici c’est les hommes qui parlent ».

Lorsqu'Antoine Griezmann publie naïvement cette photo, il est très loin de penser à l'impact gigantesque que celle-ci aura dans le monde entier. Accusé de racisme, l'international français devra supprimer la publication et s'excuser.

Évidemment, difficile de ne pas évoquer le cas de Serge Aurier, qui sur Periscope avait insulté son entraîneur. Cette vidéo aura des répercussions désastreuses pour son avenir au PSG et son image en général.

4- Faire des réseaux son exutoire

Lorsque la défaite est encore toute chaude, il vaut mieux s'abstenir des réseaux sociaux. Malheureusement pour Neymar, celui-ci était dans les tribunes, et n'a pas pu s'empêcher de faire une story dans laquelle il insulte le corps arbitral. Résultat: celui-ci s'expose à plusieurs matchs de suspension.

Quant au président de la Sampdoria, il n'y est pas allé par quatre chemins. Passablement excédé face aux critiques d'un fan, celui-ci s'est fendu d'un tweet... peu diplomatique. Traduction: "Ta b*** est tellement petite que je ne peux pas la voir, alors je ne peux pas monter dessus. Mais si tu veux viens sur la mienne. Lave ta bouche avant de parler des fans de la Sampdoria... je t'adore"

5- S'excuser, encore et toujours

Fini les communiqués de presse via les clubs, les joueurs peuvent désormais s'excuser directement sur les réseaux sociaux. Karamoh, le joueur de Bordeaux, qui avait publié une story pendant le match de son équipe à Paris, dans laquelle il faisait du shopping sur les Champs, a du s'excuser dans une longue publication sur Instagram.

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J’écris ce message aux yeux de tous pour des excuses concernant mon comportement mais également pour les déformations de la situation par plusieurs personnes extérieures aux conflits . Ce qui d’ailleurs rajoute des tensions qui n’ont plus lieu d’être . je m’excuse sincèrement auprès des personnes que j’ai pu blesser ou offenser par mes propos ou par mon attitude . je m’en veux d’avoir laissé mes paroles excéder mes pensées . je regrette que ma sincèrité et mon franc parlé, en toutes circonstances, soient interprétés comme de la provocation voire même comme de l’arrogance. je regrette aussi que mon comportement ait été pointé du doigt médiatiquement comme pour mieux me stigmatiser . Mon retour à Paris après m’a mise à l’écart contre Marseille n’avait pour but d’être une provocation . J’avais besoin de passer du temp avec des personnes proches et me libérer la tête .je suis sincère avec le métier que je pratique et donc le maillot que je porte, je n’aurais pas pris la peine de séché un entraînement si j’en avais un. je trouve cela terrible car la vérité n’y est pas . Néanmoins je souhaite bonne chance pour les échéances à venir à mes partenaires ! J’espère sincèrement que certaines personnes arrêterons de répéter aveuglement ce qu’ils voient et entendent

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Bonucci, accusé de racisme pour avoir minimisé les actes racistes sur les terrains de football italiens, a du sous la pression publier une story Instagram dans laquelle il réaffirme son refus du racisme. Une réaction un peu tardive.

Enfin, ces excuses peuvent être de l'ordre privé, comme lorsque Giroud avait trompé sa femme. Son image en ayant pris un sacré coup, il n'a eu d'autre choix que de s'excuser platement sur les réseaux sociaux pour son comportement déplacé.

6- Faire parler de soi

Le joueur italien Balotelli est passé maitre dans l'art des stories, qu'il distille quotidiennement sur Instagram. Lorsque pour célébrer son but avec l'OM, il se dirige vers un téléphone pour une story, le coup mediating est savamment orchestré: la publication a été visionnée plus de 9 millions de fois, offrant "un plan média de 270 000 euros à l'OM", selon Quentin Gressien, directeur conseil à The Metrics Factory. "La couverture médiatique des retombées est elle évaluée en millions d’euros."

7- Draguer !

Instagram est-il le nouveau Tinder ? Envoyer un "DM"(message privé) est en tout cas devenu un "meme" sur le réseau. David Neres, le joueur de l'Axax, redonne espoir à des milliers d'utilisateurs en affirmant avoir rencontré sa femme sur le réseau social, en envoyant un simple message privé. Pas sûr que cela fonctionne pour l'utilisateur lambda...

Il n'est pas le seul: les joueurs professionnels n'hésitent pas à profiter de leur notoriété pour faire des appels du pied à des Instagrammeuses. Adrien Rabiot, qui a décidement le like facile, profite de son temps libre pour contacter des "influenceuses" sur Instagram.

8- Faire passer des messages

C'est un like a priori anodin, mais lourd de conséquences. Lorsque Karim Benzema like un photomontage avec Deschamps, celui-ci réagira de manière laconique: "c'est pitoyable". Et cela n'aura pas aidé à faire remonter l'estime du sélectionneur ...

Ces messages peuvent être plus positifs, certains joueurs de football n'hésitant plus à dénoncer les messages racistes qu'ils reçoivent en privé, comme l'a fait Philip Billing il y a quelques semaines.

9- Se mettre en scène

Pour annoncer qu'il restait à l'Atletico Madrid malgré les appels du pied du Barça, Antoine Griezmann a réalisé une vidéo sur Youtube, dans un format très travaillé, à la manière d'un documentaire. Intitulée "La Décision", celle-ci a été tournée en ridicule. Difficile pour le joueur de l'Atletico de revenir sur sa décision aujourd'hui.

Même stratégie de mise en scène pour Kimpembe, qui après la débacle contre Manchester, s'est mis en scène dans une vidéo qui a fait beaucoup parler. Le problème, c'est que cette publication s'inscrit dans son partenariat avec une marque, ce qui contribue à rendre le message plus commercial et moins sincère. La direction du PSG l'avait bien compris, elle qui avait interdit ses joueurs de toute communication sur les réseaux sociaux après la défaite.

Le maître de la mise en scène reste incontestablement Zlatan Ibrahimovic, qui s'est construit son image en partie sur les réseaux sociaux.

10- Provoquer l'autre équipe ou d'autres joueurs

Les joueurs sont des êtres humains aussi, et ne peuvent pas s'empêcher de troller, que ce soit des joueurs adverses ou des équipes adverses. C'est de bonne guerre. "Milan n'est que noire et bleue", a ainsi publié Mauro Icardi avant le derby de Milan.

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Buongiorno Milano 👏⚫️🔵 #MI9

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Certains joueurs en profitent pour régler leurs comptes avec des joueurs adverses. Il y a quelques mois, Sergio Ramos a lui aussi "liké" une publication dans laquelle on voyait Lovren, son ennemi juré, en larmes.

Plus subtile, la publication de Karim Rekik, qui après son carton rouge contre Lewandoski, s'est fendu de cette photo, sous-entendant que celui-ci n'est qu'une "pleureuse".

Enfin, certains joueurs sont passés maîtres dans l'art du troll. À ce jeu, Griezmann est indétronnable. Il avait ainsi publié cette story après la victoire en supercoupe contre le Real Madrid.

11- Gagner beaucoup, beaucoup d'argent ....

Ce sont les influenceurs les plus riches du monde. Chaque publication sur Instagram peut coûter des centaines de milliers de dollars à des marques. Sur le top 10 mondial, on compte ainsi 7 footballeurs. Une audience internationale, un public fidèle, une image travaillée: pas étonnant que les marques s'arrachent les footballeurs vedettes.