Les "business" vendant des likes et des bots à des utilisateurs de réseaux sociaux peu scrupuleux ont fait florès ces dernières années. Et une décision de la cour de justice de New York pourrait bien bouleverser le marché du marketing d'influence.

Si vous êtes utilisateurs de réseaux sociaux, vous avez forcément à un moment ou un autre été contactés par des services de vente vous promettant de booster vos réseaux sociaux.

Un service incroyablement complet

Et ceux-ci ne s'en cachent pas: car pour le moment, rien n'interdisait cette activité. Il suffit de quelques recherches très rapides pour trouver un grand nombre de services similaires. Et force est de constater que ceux-ci ne font que se développer, puisqu'aujourd'hui on estime que près de 20% des followers des influenceurs sont des faux.

Ces bots qui pullulent ...

Plus pour très longtemps ? Une décision qui vient d'outre-Atlantique risque de bouleverser cet écosystème nouveau. Pour l'Attorney General de New York, la vente de services "fake" pour les réseaux sociaux constitue une activité illégale. Devumi, une société américaine, qui vendait des fake followers, des likes et des vues sur des réseaux comme Youtube, twitter, Linkedin, Soundcloud et même Pinterest, a ainsi du fermer son activité, et payer une somme considérable de dommages et intérêts.

Des chiffres ahurissants

Et l'étude du procès en dit long sur la profondeur du problème. Des artistes, des musiciens, des politiciens, des sportifs, des agences de marketing, des agences de relation presse, même des acteurs pornos (!) ont utilisé ces services pour booster leurs propres réseaux sociaux !

Les bots et autres faux comptes ont fait des ravages sur les réseaux sociaux, souvent en volant l'identité de vraies personnes pour commettre des délits" (...). Tant que des sociétés comme Devumi continuent de faire de l'argent facile sur le dos des Américains honnêtes, nous continuerons de tout faire pour lutter contre les tromperies en ligne. (...) Notre message est clair: tous ceux qui font des profils sur des faux et des impostures enfreignent la loi et en seront tenus pour responsables.

La société proposait des "paquets" de 500 000 followers Twitter pour la modique somme de 4000$, et a généré plus de 15 Millions de dollars de revenus en quelques années seulement !

En plus des bots, la société créait des faux profils qui copiaient l'identité de vraies utilisateurs de réseaux sociaux. Bref, une société qui usait et abusait d'un système qui laissait faire jusqu'ici.

La décision de l'Attorney General de New York risque bien de faire jurisprudence, pour le plus grand bonheur de tous les acteurs honnêtes du marché qui n'attendent qu'une chose, que le marché se professionnalise et élimine tous les passagers clandestins qui abusent encore du système.